Mutin!

Dossier artistique

Prochaines dates :

10 novembre 2015  au Théâtre du Garde Chasse aux Lilas à 20h30


1er avril 2016 à la Ferme du Bel Ebat de Guyancourt 14h et 20h30

Création

février 2014
Culture Commune

Escales 14-15

★ Artois Comm
★ Villeneuve en scène
★ Meurthe & Moselle
★ Nord
★ Ile-de-France
★ Picardie
★ Pas de Calais

 

Lignes de fronts

★ Élaboration d’un itinéraire
traversant les villes et villages du Nord-Pas-de-Calais, de la Picardie, de l’Île-de-France, de la Champagne-Ardenne, de l’Alsace-Loraine et de la
Franche-Comté. Théâtres identifiés et lieux non dédiés sont sollicités.

★ Durée de diffusion illimitée…

Convives

Auteur Luc Tartar
Mise en scène Gil Bourasseau
Assistante mise en scène Isabel de Francesco
Scénographie Serge Calvier et Patrice Lecadre
Construction Serge Calvier, atelier Nil Admirari
Lumières Patrice Le Cadre
Régie Générale et Vidéo Fred Bures
Costumes Elisabeth de Sauverzac
Chorégraphe Delphine Cammal
Distribution Cécile Tournesol, Jenny Rombai (corde souple), Eric Chantelauze, Hugo Eymard et David Mallet

 

Production L’art mobile
Coproduction Culture Commune Scène Nationale du Bassin Minier du Pas de Calais
avec la participation artistique du Jeune Théâtre National
Partenaires Les conseils généraux du Pas de Calais et de Meurthe et Moselle, Athis-Mons, Les Ulis, Avion, Laon, Festival Villeneuve-en-Scène, Le pôle des arts nomades.

 

Le texte est édité chez Lansman Editeur
La compagnie L’art mobile est conventionnée par la Région Île-de-France, le Département de l’Essonne et la Ville de Brétigny-sur-Orge.

 

Contact
06 50 38 11 18

 

Argument

1914-2014. L’histoire de la Grande Guerre par le prisme d’une histoire singulière d’amour, d’amitié, de jeunesse et de liberté. Une pièce magnifique d’où jaillissent dérision, humour et fatalité.
Lorsque j’ai lu MUTIN! j’ai été bouleversé par la profonde humanité des personnages et leur éclatant besoin de vie.
La Grande Guerre s’incarne ici dans une histoire singulière d’amour, d’amitié, de jeunesse, de courage, de sacrifice, de liberté avec le talent d’écriture de Luc Tartar. Mettre en scène MUTIN!, c’était concevoir un dispositif pour tenter de présenter un peu plus que l’homme de chaque jour, un peu plus que ce que nos oreilles peuvent entendre, un peu plus que ce que nos yeux peuvent voir avec au cœur cette lancinante question « Et moi, qu’est-ce que j’aurais fait, moi ? Serais-je monté à l’assaut ? Aurais-je tiré dans ma main, pissé dans mon froc ? »

 

Notre outil de diffusion

Le théâtre portatif

…qui ne nous empêche en aucun cas de jouer sur des scènes traditionelles.

Structure mobile pour des salles polyvalentes ou des gymnases qui permet de créer un espace de jeu réunissant le spectacle et les spectateurs. Le Théâtre Portatif comprend scène, logistique artistique et structure d’encerclement. La partie scénique peut être montée en plein air. La capacité est variable en fonction des dimensions de la salle (de 120 à 250 si chaises uniquement, jusqu’à 350 places si gradins complémentaires). Les dimensions sont modulables (surface de la salle : minimum 110 m2 / hauteur minimum 4 m). Le site doit disposer d’un branchement de minimum 32 ampères en triphasé. Le site fournit les chaises ou/et le gradin et met son personnel à disposition de la compagnie. Nous pouvons nous adapter à bon nombre de situations « hors normes » dans la mesure où nous jugeons qu’elles ne nuiront ni au spectacle ni à l’accueil du public.

 
 1917, manifestation de mutins, photographe inconnu

1917, manifestation de mutins, photographe inconnu

Itinéraire

Création le 5 février 2014

  • Les 5 et 6 février 2014 à AVION (2 scolaires et 1 tout public)
    Culture commune, scène nationale du bassin minier du Pas de Calais
  • Le 27 juin 2014 à VERMELLES Artois comm
  • Du 3 au 23 juillet 2014 au festival VILLENEUVE EN SCÈNE


Octobre 2014 en Meurthe et Moselle

  • Vendredi 3 octobre à JOUEUF / HOMECOURT
    Centre culturel Pablo Picasso Scène Conventionnée Jeune Public / 54310 Homécourt
  • Mardi 7 octobre à NEUVES-MAISONS
    Centre culturel Jean L’Hôte / Place Ernest Poirson / 54230 Neuves-Maisons
  • Vendredi 10 (scolaire), Samedi 11 octobre et Dimanche 12 octobre à LUNEVILLE Château de Luneville

 

Novembre 2014 dans le Nord-Pas-de-Calais et en Île-de-France

  • Vendredi 7 novembreà SAINT-AMAND-LES-EAUX : ( 1 scolaire à 14h et 1 tout public )
    Théâtre Municipal, Jardin de l'Abbaye, Grand-Place 59230 ST-AMAND-LES-EAUX
  • Mardi 11 novembre à ABLON Centre Culturel Alain Poher 7 av Auguste Duru 94480 Ablon
  • Vendredi 14 novembre (scolaire) et Samedi 15 novembre à ATHIS-MONS
    Salle Lino Ventura, 4rue Samuel Deborde91200 Athis-Mons
  • Mardi 18 novembre à ARCUEIL Espace Culturel Jean Vilar, 1 rue Paul Signac 94110 Arcueil
  • Vendredi 21 novembre aux ULIS Centre Culturel Boris Vian, rue du Morvan 91940 Les Ulis
  • Jeudi 27 novembre à HENIN-BEAUMONT L’Escapade, 263 Rue de l'Abbaye, 62110 Hénin-Beaumon

 

Janvier et février 2015 en Ïle-de-France

  • Vendredi 30 janvier à ERMONT
    Théâtre Pierre-Fresnay3 rue Saint-Flaive Prolongée, 95120 Ermont
  • Vendredi 6 février à JOUY LE MOUTIER  (une tout public et une scolaire)
    Centre Culturel, 96 avenue des Bruzacques95008 Jouy le Moutier

 

Mars et avril 2015 en Picardie

  • Mardi 31 mars à LAON  (une tout public et une scolaire) Maison des Arts et Loisirs, Place Aubry, 02000 Laon
  • Jeudi 2 avril à TERGNIER Centre Culturel Municipal, 7 Rue Marceau 02700 Tergnier
 

Note de l’auteur

Ecrire la guerre

9-12 avril 1917. L’armée canadienne affronte l’armée allemande et s’empare de la crête de Vimy, dans le Pas-de-Calais. Plus de 5000 morts. Et un paysage à jamais bouleversé.

A Vimy, j’ai culbuté mon enfance.

1973. J’ai dix ans. J’habite à une quinzaine de kilomètres. Comme tous les loupiots des environs,  je dévale les cratères et joue au soldat dans les tranchées reconstituées, sous l’œil du monument canadien et dans l’ombre des chevalets, ces vigies ouvrières. Le Nord est une terre de contrastes. Et ici, la guerre regarde la mine. Est-ce que nous sommes conscients de ce qui a meurtri les lieux, nous les enfants, lorsque nous nous jetons en riant dans ces gigantesques trous d’obus ? Je me souviens de nos rires. Et aussi de cette charge émotionnelle qui pesait sur nos épaules, douleur diffuse que nous ne savions pas nommer et qui pourtant nous rendait graves, nous attachant malgré nous au paysage et à son histoire.

A Vimy j’ai connu ma douleur. Elle ne m’a plus quitté. C’est un aiguillon qui me fouaille le corps et qui, peut-être, me fait prendre la plume. Tremper ses doigts dans l’encre pour tromper la terre des tranchées qui s’insinue sous les ongles ? Qui sait…

1914… 2014… Si j’écris la guerre aujourd’hui ce n’est pas seulement pour le devoir de mémoire, même si je sais que grandir et vivre dans ce monde en guerre nous oblige. Si j’ai écrit MUTIN !, c’est aussi pour m’arracher au sol natal, questionner les notions de Patrie, de responsabilité individuelle et collective, de courage, de sacrifice, de liberté et d’ennemi. Et surtout, pour tenter de répondre à cette question obsédante : Moi, qu’est-ce que j’aurais fait ?
Questions sans réponses…

Heureusement il y a le théâtre. Depuis deux ans, un compagnonnage s’amorce avec Gil Bourasseau et L’art mobile. Je partage leur passion d’un théâtre exigeant et populaire, leur goût des créations qui sont aussi des engagements et des aventures humaines. Parce qu’il nous rassemble et nous ramène au Sacré, le théâtre nous permet de faire face à la mort, de supporter les questions sans réponses, tous les Pourquoi du monde.
L’art mobile va créer MUTIN ! et cela me réjouit. Pour les générations d’hier, pour celles d’aujourd’hui.

Luc Tartar, 14 mars 2011

 

Extraits du journal de bord

Témoignages

L'heureux auteur que je suis tient à rajouter un petit mot : je suis pareillement enthousiaste, très touché par ce spectacle et cette très belle mise en scène. Gil et son équipe, outre qu'ils ont magnifiquement traduit mon univers et servi ma langue d'auteur, ont su mettre en émotions et en images cette tragédie universelle. Ce théâtre bouleverse par la profonde humanité de ces personnages. On en sort remué, avec au coeur cette lancinante question, celle qui ne m'a pas quitté tout au long de l'écriture et que je garde en moi à l'issue de ces premières représentations, comme un aiguillon qui me permet en 2014 de rester combattif et vivant : "Et moi, qu'est-ce que j'aurais fait, moi ?"
Du théâtre dont je sors en me sentant profondément vivant ? Encore, j'en veux encore !

— Luc Tartar

 

Je suis dans le hall du théâtre parmi les classes d'adolescents venus assister à la représentation de Mutin ! Le bruit dans le hall. Et le silence impressionnant à la fin du spectacle ; juste ponctué par les larmes de l'émotion.
Je suis réconciliée grâce à Mutin ! avec la mémoire de cette fichue guerre, grâce aux personnages, grâce à l'interprétation juste et sobre des acteurs, grâce à la mise en scène humble et lumineuse.
A travers Mutin ! je retrouve un sens au mot "héros".
Et les adolescents incroyables de silence sont témoins de ce très beau travail théâtral.

— Marie Magalhaes

 

Nous venons de créer Mutin! à Culture Commune, scène nationale du bassin minier du Pas-de-Calais. Nous avons reçu un accueil magnifique. Nous avons joué les deux premières devant 500 jeunes de classes de troisième et de Seconde et la troisième en tout public. La qualité d’écoute des jeunes et leurs retours enthousiastes témoignent du vif intérêt qu’il portent à l’histoire de la Grande Guerre, surtout quand elle est transmise par le prisme d’une histoire singulière d’amour, d’amitié et de jeunesse avec le talent d’écriture de Luc Tartar. La mise en scène de Gil révèle une belle harmonie entre les acteurs, l’équilibriste, la vidéo, le travail de masque. Vous comprenez que je défends ce spectacle à 300%.

— Cécile Tournesol

 

MUTIN!
dans le parcours artistique de la compagnie

Mon parcours d’artiste et de directeur de Compagnie m’a conduit de salles en chapiteaux, de chapiteaux en salles, à la rencontre des auteurs, des acteurs et des pratiques d’aujourd’hui, dans les pas de la  décentralisation d’hier… et sur les traces de celle de demain !
Le projet artistique que nous avons mis en place est en lien direct avec Le Théâtre Portatif, notre structure itinérante. Ce qui, par parenthèses, ne nous empêche en rien de jouer dans les théâtres en dur. Le Théâtre Portatif nous permet de transporter nos créations dans des salles hybrides et peu ou pas équipées, dans de bonnes conditions de représentation et d’accueil du public.
De plus, en nous implantant sur des territoires pour des périodes modulables, nous initions des partenariats forts avec les habitants comme des rencontres en amont et/ou en aval des représentations, comme un chantier de création en direction des amateurs, comme convier aux répétitions des publics aussi divers que possible : élèves, amateurs, habitants… Avec pour ambition que, de fil en aiguille, ces moments constituent une véritable "école du spectateur".
Nous travaillons pour que l’idée de théâtre éclate, s’éparpille, non pas pour remplir une jauge, mais bien pour provoquer la rencontre. En cela les missions décentralisées du Théâtre Portatif permettent d’envisager un ancrage renforcé des propositions artistiques pour un rapport plus singulier entre l’artiste-citoyen et le citoyen-spectateur.

Dans cette démarche, le spectateur n’est pas un « client » qu’il faut satisfaire à tout prix en se soumettant à son prétendu désir. Dès l’instant où le théâtre trouve sa légitimité en marge de la culture de masse, il devient implacable ! C’est sur les chemins de la rencontre singulière que nous avons choisi de déambuler en positionnant résolument nos projets artistiques pour et vers la rencontre.
Malraux disait que « l’art ne s’enseigne pas, il se rencontre ». Nous pensons qu’il ne faut pas compter sur une révélation artistique d’ordre quasi mystique, transcendantale…
C’est pour nous, bien au contraire, en « dé-dramatisant » l’acte artistique, autrement dit en redonnant à l’artiste sa place dans la cité, que le spectateur-citoyen acceptera le défi de l’imaginaire, et, par là, celui de l’émancipation !
La pièce de Luc s’inscrit organiquement dans la lignée du travail accompli. Elle prend par la main le public pour le plonger dans un temps suspendu suintant l’absurdité des hécatombes, la peur, mais aussi l’éclatant besoin de vie. Elle parle d’amour, de fraternité, de mémoire, de secret, de morts qui se causent du fond de leurs catacombes et qui, de temps en temps, sont expulsés à la surface.
Elle nous aspire vers le passé, dans une spirale vertigineuse. Ici, c’est la mémoire qui compte, qui gouverne les émotions traumatiques du récit, qui le fait avancer. Luc traque interminablement la reconstruction aléatoire du passé : de sa densité, son opacité, son ambiguïté fondamentale...
Puis l’aube vient… et avec elle la clarté diffuse d’une paix annoncée. Mais l’histoire mutile les corps et fige les mémoires. En eux, la guerre restera vivante. Les blessures de l’âme sont immortelles.

 

Notes

Les tranchées, la mine et l’envie de prendre l’air, de sortir du trou, de s’élever.
L'envie de déséquilibre, d'une incarnation de ce déséquilibre.
Poser en déséquilibre une manière de regard bienveillant autant qu’abasourdi sur toute cette misère, sur ces vies sacrifiées « Ils étaient usés à quinze ans, Ils finissaient en débutant, », sur l’absurdité des tueries, « Si par malheur ils survivaient C ́était pour partir à la guerre C ́était pour finir à la guerre ».
Pour MUTIN!, j’ai très vite imaginé un personnage en plus, une présence en l’air, vertigineuse. J’ai invité Jenny Rombai, créatrice de ses propres espaces, poétesse du vide. Avec elle et les comédiens, nous raconterons cette histoire, ce temps suspendu de la représentation.

« Sur la scène les acteurs parlent de la vie et imitent la mort. Vous devez résoudre leurs problèmes dans votre vie. Souvenez vous qu'ils donnent à voir les morts à venir. » Edward Bond.

Pour écrire sur le plateau, nous sommes partis des agrès. Ils symboliseront autant les poteaux télégraphiques que les arbres allumettes du champs de bataille. 3 mats pour porter deux fils souples. Un dont la partie basse est à 2m30 du sol. L'autre à 30 cm.
Le plateau ? Un parquet de bal.
Le fond de scène ? Une baie vitrée façon vieille usine. Un décor unique pour figurer 4 lieux.
La scénographie sonore est très importante dans mes spectacles. Et pour la première fois, je travaille avec un vidéaste.
Il ne s'agira pas de reproduire les sons de la guerre, mais de tenter de figurer et d'interroger ceux de la mémoire, de la responsabilité individuelle et collective, de mettre en ondes les échos du courage, du sacrifice, de la liberté.
Et surtout, il s'agira de mettre en scène cette question obsédante : Moi, qu’est-ce que j’aurais fait? Serais-je monté à l’assaut ? Aurais-je tiré dans ma main, pissé dans mon froc ?

Gil Bourasseau

 

Petite forme d’accompagnement

Le spectacle est accompagné d’une petite forme déambulatoire dans l’espace public consistant en une manifestation de mutins pour laquelle nous sollicitons l’harmonie locale ou l’école de musique, le conservatoire, l’association des anciens combattants, etc...
Durée du spectacle : cessions de 20 minutes.


L’équipe artistique

Gil Bourasseau

Directeur artistique de la compagnie, comédien, metteur en scène

De 1988 à 1994, il suit des cours d’art dramatique à L’école Charles Dullin et à Théâtre En Actes qu’il finance en se déguisant en peintre, serveur, chauffeur-livreur, ouvrier reprographe, VRP, enquêteur, assistant de chargé d’étude, machiniste ou rippeur.
En 1994, il fonde L’art mobile. De théâtres en salles polyvalentes, de bars en chapiteaux, L’art mobile crée et diffuse en liant son travail artistique à son engagement politique et sociétal. Un important travail d’éducation artistique et de sensibilisation en direction de tous les publics, notamment ceux n’ayant pas accès aux structures culturelles classiques, accompagne les activités de la compagnie. Depuis 1989, il joue Marivaux, Goldoni, Novarina, Copi, Musset, Lessing, Forti, Corneille, Renaude, Krœtz, Besnehard, Griselin, Renaude, Feydeau, Claudel, Brecht. Il met en scène Fassbinder, Corneille, Eudes Labrusse, Jean-Pierre Siméon, Brecht, Luc Tartar, d’autres auteurs contemporains et des spectacles « tout terrains ».
En 2005, il construit le Théâtre Portatif avec lequel il emmène 7 créations en milieu rural et périurbain dans une centaine de villes et villages, en offrant aux spectateurs de bonnes conditions de représentation et d'accueil et en construisant pas à pas des relations fortes. Depuis 1999, L’art mobile est implantée en Essonne et continue plus que jamais son travail de Territoire en invitant ses compagnons d’art, comédiens, circassiens, danseurs, auteurs, scénographe, vidéaste, photographes, techniciens, (…) à penser la relation au public dans un désir de proximité et d’échange.

Cécile Tournesol

Comédienne, metteur en scène et artiste associée à la compagnie

A 12 ans, je montais Roger Martin du Gard avec des copains et j’avais des posters de Louis Jouvet dans ma chambre. A 15 ans, je jouais la jeune fille Violaine dans le costume de Geneviève Casile et je passais toutes mes soirées à voir les mises en scène de Marcelle Tassencourt au Petit Trianon, car mon petit copain y était hallebardier. Voilà comment j’ai su Andromaque et Bérénice sur le bout des ongles. A 16 ans, je découvrais pêle-mêle,  Philippe Caubert et Ariane Mnouchkine, Philippe Clévenot, Thomas Bernhard, Robert Lepage, Peter Brook et Marcello Mastroianni dans Platonov à Bobigny a eu raison de mon avenir de petite Khâgneuse.
Après des études à l’école Claude Mathieu, je travaille en compagnie (le temps de vivre, la Spirale, La lune vague). J’explore des chemins de traverse. Je fais du théâtre en prison et dans des hôpitaux psychiatriques. Je joue Brecht, Molière, Eschyle, Poudéroux, Racine, Corneille, Musset, Tchekhov, Hugo, Feydeau, Courteline, Cholem Aleikhem, Kribus, An-Ski, Claudel, Perrine Griselin, Noëlle Renaude, Bruno Allain. En 2000, je rencontre L’art mobile. Je deviens artiste associée et responsable de l’action artistique. Je crée Les chuchotoirs (installations de lectures poétiques). Je mets en scène Juste avant la rivière , Mais n’te promène donc pas toute nue,  En attendant Grillage, Inaugurations et Les échelles de nuages.

Luc Tartar

Auteur

Originaire du nord de la France, Luc Tartar est auteur dramatique, romancier, comédien. Il est boursier du Ministère de la Culture, du Centre National du Livre et de la Région Ile-de-France. Il a été auteur associé au Théâtre d’Arras de 1996 à 2006.
Il est l’auteur de deux romans, Le marteau d’Alfred et Sauvez Régine, parus aux Editions de l’Amandier, et d’une vingtaine de pièces de théâtre, pour la plupart créées et éditées aux Editions Lansman : Les Arabes à Poitiers, Terres arables, Lucie ou le fin mot de l’histoire, Petites comédies de la vie, En voiture Simone, Papa Alzheimer, MUTIN !, Parti chercher, Mademoiselle J’affabule et les chasseurs de rêves, S’embrasent, Les yeux d’Anna…
Thomas Gennari, Yves Gourmelon, David Conti, Stéphane Verrue, Anne-Laure Liégeois, Laurent Hatat, Gérald Dumont, Anne Petit, Sarah Sandre, Aline Steiner, Agnès Renaud, Anne Leblanc et Pascale Maillet, Nicole Aubry, Eric Jean, Yamina Hachemi ont créé ces pièces. En 2010, sa pièce Les yeux d’Anna est lauréate du Prix de l’Inédithéâtre, prix lycéen de pièces inédites et de la tournée nationale de la FATP, Fédération des Associations du Théâtre Populaire. Luc Tartar a écrit Betty c’est possible, commande de Gil Bourasseau et de l’Art Mobile pour le projet « Noces ». En avril 2011, sa pièce En découdre a été créée à Montréal par Eric Jean, au Théâtre de Quat’sous.

Jenny Rombai

Funambule excentrique, comédienne du mouvement

Jenny quitte Munich, sa ville natale, pour un voyage autour du monde. Entre 1997 et 2000, elle va parcourir le Maroc, le Canada, l'Asie et l'Australie où elle découvre le théâtre de rue. De retour en Europe elle suit une formation préparatoire a l'Espace Catastrophe (Bruxelles), puis poursuit sa formation professionelle au centre des arts et du cirque de Toulouse, le Lido. Passionnée de danse, du jeu théâtral, de corde souple et d'acrobatie, elle continue à suivre des nombreuses formations dans ses domaines. En 2003 elle crée "mad'moiselle LOLA" spectacle qui depuis, s'est produit sur les places et les festivals en Italie (Certaldo, Veroli, etc.) et en Belgique (Bitume, Visuelfestivalviseulle, ...). Elle collabore a nombreux projets : Les Fanfoireux (déambulation sur échasses, corde souple, feu déchainée), elle tourne avec la Stoemp Caravan, le CirkoDeMente, elle participe au projet Babele (Firenza Guidi), elle joue avec les Six Faux Nez, elle collabore avec circo Badin, elle crée et interprète FABLE MODERNE avec La Cie du Pain Perdu

Eric Chantelauze

Comédien

Formé au C.N.R de Lille, Éric CHANTELAUZE a joué au théâtre sous la direction de Brigitte Jaques (Suréna, Angels in America), Jean-Claude Fall (Œdipe, Fin de partie), Philippe Calvario (Grand et petit), Ned Grujic (Cyrano!, Le Mariage de Figaro), Thomas Le Douarec (Les Monty Python), Jean-Paul Tribout (Donogoo)... Chanteur, il rejoint Vincianne Regattieri dans ses spectacles musicaux (Le Songe d’une nuit d’été, La Tempête...). Au cinéma, il a joué récemment dans les films de Christian Boisliveau, Christian Sonderreger et Jérôme Fansten.
Éric écrit pour le théâtre: Le Temps des chiens diffusée sur France-Culture, les adaptations du Songe d’une nuit d’été et des Précieuses ridicules et avec Didier Bailly La Guinguette a rouvert ses volets (3 nominations aux Molières 2005.). Il est également le parolier de plusieurs chanteurs (Christophe Bonzom, Cyril Romoli, Illico...). Il réalise avec Les Beautifuls Fools (Laure Saupique et Valérie Zaccomer) des films d'animation, notamment Laïka, 3 novembre 1957 (Prix du Public au Festival Curta Cinema de Rio de Janeiro en 2007) et le clip Keeping you alive du groupe The Gossip.

Hugo Eymard

Comédien

Après un bac littéraire option théâtre en 2006 où il travaille avec Bruno Thircuir et la « Fabrique des Petites Utopies » où il joue dans Kids, de Fabrice Melquiot, il intègre le cycle d'orientation professionnelle du Conservatoire Régional de Grenoble pendant deux ans où Il joue notamment dans Si l'été revenait, d'Arthur Adamov mis en scène par Emmanuel Daumas , dans La Maison des morts de Minyana, mis en scène par Kevin Thébault (2008), L'Éveil du Printemps, de Frank Wedekind, mis en scène par Jacques Osinski (Maison de la Culture de Grenoble, 2008). En 2008 il est reçu à l'école du Théâtre Nationale de Strasbourg dans la section comédien où il se forme auprès de metteurs en scène comme Jean Pierre Vincent, Claude Régy, Krystian Lupa, Valère Novarina. Julie Brochen. En 2010 et 2011 il joue dans deux projets d'élèves d'Amélie Enon (élève metteur en scène), deux pièces écrites par Kevin Keiss (élève dramaturge) : Et la nuit sera calme et Rien n'aura eu lieu. Il fonde à Strasbourg avec une partie du groupe 39 du TNS la Compagnie Les Irréguliers autour du spectacle Et la nuit sera calme repris à Strasbourg, Montpellier, au théâtre de la Bastille et au Nest à Thionville en 2013. Entre 2011 et 2013 il créer à Roubaix 20h50 le film c'est vous avec la cie Rêvage sous la direction de Sarah Lecarpentier, spectacle qui va tourner dans le nord pas de calais.  sIl créer également Purgatoire à Ingolstadt de Fleisser sous la direction de Maëlle Poesy à la scène nationale de Chalon sur Saône et au Cdn de Dijon entre décembre 2012 et janvier 2013.
Il est également assistant à la mise en scène sur un spectacle de Kevin Thébault, Jeunesse, créer aux ateliers du vent à Rennes et au Virage à Brest en juin et septembre 2013.

David Mallet

Comédien

Il a été formé par Patrick Bonnel et Philippe Ferran puis en stage par Steeve Kalfa.
Il a interprété Piarrot dans Dom Juan mis en scène par Philippe Ferran, il joue dans La chanson de septembre de Serge Kribus mis en scène par Anne Coutureau, dans Huis Clos de J-P Sartre mis en scène par Lisa Olivier, dans Danser à Lughnasa de Brian Friel mis en scène par Patrick Bonnel, dans Love de Murray Schisgal mis en scène par Lisa Olivier, dans L’école des femmes de Molière mis en scène par Anne Coutureau. En 2008 il interprète le rôle de Sganarelle dans Dom Juan de Molière mis en scène par Clémence Mercier. En 2009 il interprète le monologue de La nuit juste avant les forêts de Bernard-Marie Koltès mis en scène par Guillaume Tavi, puis Maître Jacques dans L’Avare de Molière mis en scène par Jean-Philippe Daguerre au Théâtre des Variétés à Paris.
En 2012 il interprète le rôle de Pépé le cric dans Naples Millionnaire de Eduardo De Filippo mis en scène par Anne Coutureau au Théâtre de la tempête à la cartoucherie (première création en France). En 2012 il adapte Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo et l’interprète dans des lycées d’Ile de France. En 2013 il adapte Des lettres de mon moulin d’Alphonse Daudet.

Elisabeth de Sauverzac

Costumes

Travaille au théâtre aux côtés de Philippe Adrien, Dominique Lurcel, Christophe Thiry, Gil Bourrasseau Florence Camoin… Signe les costumes de treize productions lyriques pour la compagnie Les Brigands (2001-2013), collabore avec Brontis Jodorowsky à Besançon (Pelléas en 2009 et Rigoletto en 2011), et Yoshi Oïda (Voyage d’hiver en 2011). Collabore au Festival d’Aix-en-Provence avec Dmitri Tcherniakov (Don Giovanni ) et Vincent Boussard (La Finta Giardiniera ), est associée à l’activité scénique du Festival Musica Nigella (Puccini, Janacek, Schubert, Bizet). Enseigne au Lycée Paul Poiret pour le Greta CDMA la réalisation de costumes historiques adaptés à la scène. Depuis 2010, est membre du Conseil d’orientation scientifique et culturel du Centre National du Costume de Scène et de son Conseil d’administration.

Patrice Lecadre

Eclairagiste, Scénographe

Après avoir effectué ses débuts auprès de Jean-Luc Jeener, en tant qu’assistant à la mise en scène puis régisseur de tournée, Patrice Le Cadre se lance peu à peu dans la création lumière de spectacle vivant. Depuis une vingtaine d’années, tout en consacrant une partie de ses activités à la mise en scène et à l’écriture dramatique, il signe, dans divers théâtres parisiens, de nombreux éclairages pour des metteurs en scène comme Yvan Garouel, Florence Tosi, Anne Coutureau… Parallèlement il participe à la conception de diverses grosses productions comme Dédale de Laurent Gachet (en 2007) à l’Académie Fratellini ou encore Le Roi Lion mis en scène par Julie Taymor à Mogador où il fut opérateur lumière. Il a signé en 2012 au théâtre de La Tempête l’éclairage de Naples Millionnaire ! mis en scène par Anne Coutureau, et en 2013 les éclairages d’Only Connect de Mitch Hooper au Vingtième Théâtre ainsi que les lumières de Démons de Lars Norén, mis en scène par Cyril Le Grix à La rose des vents, Scène nationale Lille Métropole à Villeneuve d’Ascq. Prochainement, il concevra les éclairages du Chemin des Dames de Gilles Langlois sur la scène nationale de Sénart.

Isabel de Francesco

Assistante à la mise en scène

Isabel débute le théâtre en Suisse à Lausanne, à l'école de Gérard Diggelmann, directeur du "petit théâtre" de Lausanne, à 14 ans elle interprétera "la gamine" dans Roberto Zucco (son premier rôle) et par la suite plusieurs créations pour jeune public. En France elle se forme aux cours Florent à Paris, avec comme professeurs, Michel Fau et Laurent Gutmann. À sa sortie elle se confrontera d’abord au théâtre de rue, avec la Cie désert de scène. Un spectacle de contes pour adultes et enfants. Plus tard elle jouera dans les rôles tels que "Chimène" dans LE CID, "Sabine" dans HORACE, "Solange" dans LES BONNES, "La Princesse" dans TÊTE D'OR. Différentes créations, dont CUPIDON N'A PAS DIT NON, écrit et mis en scène par Jean-Philippe Daguerre. ENTRE, d'après quatre nouvelles d'Ana Gavalda. mise en scène de Laurence Cénedèse. FEMMES DE MANHATTAN John Patrick Shanley m-s Mitch Hooper. LA TRILOGIE DE LA VILLEGIATURE de Goldoni, mise en scène de Carlotta Clerici. LA COMTESSE D’ESCARBAGNAS de Molière m-s Jean-Philippe Daguerre. Elle se forme également au travail d’assistante à la mise en scène sur des spectacles comme : NAPLES MILLIONNAIRE de Eduardo de Filippo joué au Théâtre de la TEMPÊTE. ONLY CONNECT de Mitch Hooper, création au théâtre de Suresnes et repris au Vingtième théâtre en mars 2013.

Fred Bures

Régisseur général

Après une licence de cinéma et une formation de cadreur-monteur, il œuvrera pendant de nombreuses années en tant que chef-opérateur son, monteur son pour de la fiction et du documentaire.
Parallèlement en tant que musicien il participe à de nombreux projets( Albums, musique à l'image, réalisations d'identités sonore). Passionné de nouvelles technologies et ayant une culture trans-disciplinaire, il travaille, depuis un peu plus de trois ans, principalement pour le spectacle vivant mettant en oeuvre créations vidéo et sonore. Récemment : En février 2013, il participe à la création sonore et vidéo de la pièce de théâtre "Only connect" écrite et mis en scène par Mitch Hooper, crée au théâtre de Suresnes, ainsi qu'à la création sonore en mai 2013 de "Démons" de Lars Noren mis en scène par Cyril le Grix, crée au théâtre du Nord à Lille.


Revue de presse

AUX NOUVELLES ECRITURES THEATRALES

Pas de déchaînement, de cri, d’atrocité, pas d’analyse crue de la violence humaine. MUTIN ! ne fait pas dans l’écorché ni dans l’héroïsme. La pièce met en scène avec grâce et délicatesse, les victimes du grand carnage.

LA REPUBLIQUE DU CENTRE

Le passé tragique des tranchées de la grande guerre. Un texte magnifique d’où jaillissent dérision, humour et fatalité.  Une mise en scène à découvrir sans tarder.

LA PROVENCE

La pièce nous aspire au fin fond de nos émotions. L'amour, la fraternité, mais aussi la peur, la douleur, le désir de vie s'imbriquent dans une mise en scène conjuguant le jeu puissant des comédiens de l'Art Mobile avec l'utilisation des masques, de la vidéo et du son. Les comédiens sont bouleversants par leur justesse et leur sobriété. Leur authenticité sert un texte de Luc Tartar, fort, direct et poignant ; un texte à travers lequel, son auteur a voulu aussi "questionner les notions de patrie, de responsabilité individuelle et collective, de courage, de sacrifice, de liberté et d'ennemi", un texte qui nous interpelle profondément.

VAUCLUSE MATIN

« MUTIN ! » une exclamation pour dire combien le texte magnifique de Luc Tartar, mis en scène par Gil Bourasseau, porté avec force par cinq interprètes, est bouleversant. Les mots qui racontent le champ de bataille de la guerre 14–18 et ses peurs, résonnent cruellement au temps présent. Sur scène, un champ de bataille devenu lieu du souvenir, et des galeries de mine désaffectée dans lesquelles errent des fantôme aux histoires d’amour, d’amitié, de jeunesse, de liberté, foudroyées.  L’auteur affronte le tabou des mutins et la tragédie de la guerre, que le metteur en scène a su mettre en émotions à l’aide d’images, de jeux de masques, de sons… Le spectateur en sort ému jusqu’aux larmes.